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Requête en révision rejetée

Le prêtre poursuit le combat pour son innocence.

Il vient d'essuyer un nouveau revers. La commission de la Cour de révision et de réexamen des condamnations pénales a déclaré sa demande irrecevable. François Lefort ne baisse pas les bras pour autant, il s'apprête à ressaisir le juridiction.

C'est un refus. Dans une décision rendue la semaine dernière, la commission d'instruction de la Cour de révision et de réexamen des condamnations pénales déclare irrecevable la demande de François Lefort. Pour le prêtre coopérateur dans l'ensemble paroissial de la Sainte-Famille de l'Ance à l'Arzon, installé à la cure de Saint-Pal-de-Chalencon, ce n'est pas une surprise: il s'y attendait. Ce n'est pas une première non plus: ila vécu la même déconvenue en 2011.

" Le système de révision des condamnations doit être réformé. "

Prêtre et médecin œuvrant pour la cause d'organisations humanitaires, François Lefort a été condamné en 2005 par la cour d'assises de Nanterre (Hauts-de-Seine) à huit ans de prison pour viols, agressions sexuelles et corruption d'adolescents sénégalais hébergés dans un foyer à Rufisque (Sénégal) alors qu'il y assurait une mission pour une ONG.

Depuis, il se bat pour démontrer que cette affaire est un coup monté afin de lui faire payer ses coups de gueule médiatiques contre les atrocités dont il avait été le témoin sur le continent africain. L'humiliation publique à perpétuité pour un combattant reconnu de la pédophilie (citons sa participation au démantèlement du réseau Spartacus qui proposait dans un guide de voyages, les filières d'accès aux réseaux pédophiles dans le monde) est la plus savoureuse des vengeances... Bien meilleure qu'une balle dans la nuque.

"Lors de mon procès aux assises, je clamais mon innocence, mais je n'avais pas de preuve. Depuis, j'ai réuni tous les éléments qui attestent ma bonne foi. Mes accusateurs se sont rétractés et je salue leur courage. Je démontre même que l'un des hommes qui m'accusait à Nanterre se faisait passer pour un autre. Les juges ont été victimes d'une usurpation d'identité."

A force de prêcher dans le désert depuis vingt-cinq ans, le prêtre ne cache pas son agacement.

"La commission d'instruction de la Cour de cassation n'a visiblement pas lu mon dossier. Les motivations de sa décision comportent des erreurs énormes, les juges se mélangent les pinceaux dans les identités, des pans entiers de l'affaire sont erronés ou occultés. Je suis en colère mais pas surpris, l'institution judiciaire n'aime pas reconnaître qu'elle peut parfois se tromper. A quelques exceptions près, elle répond toujours "non" à toutes les requêtes en révision. Et ça, quels que soient les arguments avancés. Ce système a vraiment besoin d'être réformé."

Les révisions de condamnations débouchant sur des acquittements restent effectivement très exceptionnelles en France.

Depuis 1945, rares sont les condamnés (une petite dizaine) à être reconnus victimes d'une erreur juduciaire.

Pou autant, François Lefort n'entend rien lâcher. Il envisage d'ores et déjà de présenter une nouvelle demande.

Article Le Progrès

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